Monday, December 26, 2005

idées de fin d'après-midi...


Assis dans le soir tombant devant cet écran blanc de mes jours noirs*, Mozart et ses noces de FIGARO tournant sur la platine, une boite 4/4 de crême de marrons Clément Faugier (6,42 euros chez METRO..) ouverte à la hussarde à portée de mains où j'essaie si maladroitement et sans trop de succès de faire tenir debout la cuillère de façon à ce qu'elle ne touche pas les bords eux-mêmes recouverts de crême et qui mettrait gravement en péril la vie du clavier de mon PC...(euh !!) de son PC.
Pensif, rêveur et songeur, la clarinette agissant sur moi comme le charmeur de serpent, je me sens attiré, etiré et aterré par le couinement dissonnant d'un embrayage de voiture passant dans la rue pendant que les violons sautillent et virevoltent autour de moi " Maj . /entrée
Et à la ligne/ espace ... et c'est déjà la plage 7 "concerto N°3 pour violons - Adagio, les petits chiffres lumineux défilent et changent à raison d'un chiffre nouveau par seconde**... moi qui disait tellement de c... voilà maintenant que je les écrit et que je pense que c'est pas mal... Ego-égo quand tu nous tiens !
Les voix ont remplacé les violons, puis de nouveau les violons.... Mozart aurait- il été aussi proléfique et monstrueusement aussi génial s'il avait vécu de nos jours, et l'aurait-on obligé à faire des stages gratuits non-rémunerés sous pretexte qu'il n'avait pas l'expérience pour composer lui-même, mais aussi l'aurait-on empêché d'exercer son art avant ses 16 printemps de façon à lutter contre le travail des enfants !! il serait quand même mort jeune.
Aurait-il été membre des Beatles ou des Rolling Stones, plutôt YOKO ONO ou ANGELINA JOLIE, aurait-il été nominé à la STAR'AC ("pour Ludwig tapez UN !"). Heureusement NON ? sinon D. BARBELIVIEN aurait mis des paroles au concerto N°21 - Andante. Bob DYLAN en avait bien mis sur le concerto brandebourgeois N°6 de J.S.BACH. On a tous nos petites faiblesses, moi c 'est la crême de marrons Clement FAUGIER du moins le reste du pot qui se trouve sur le bureau...ça y est, j'en ai plein les doigts... c'est dommage c'était bien parti.
J'me lève, je range le CD dans sa pochette, et je me dis t'aurais du prendre plutôt des gateaux secs... mais Mozart ne se satisfait pas de simple gateaux secs, il veut ce qui se fait de mieux, un dessert de tradition presque aussi vieux que lui mais tellement moderne....
" Hé ! Thierry, ça y-est ! t'as terminé ton article publi-promotionnelle pour www.clement-faugier.fr .."
Merde, c'est mon chef . " Tiens ! le vlà ton article !" ...
"Hé ! Tu t'es pas foulé pour la fin !"
"Tu sais un lendemain de fêtes, c'est toujours dur !!"....


*l'opposé de "l'écran noir de mes nuits blanches" Claude NOUGARO
** humour

Thursday, December 15, 2005

Planète USA, épisode II


Planète USA, la guerre des mondes … Episode II l’Empire State Building contre-attaque…

Alors que j’écoute le CD de Lavay Smith & Her Red Hot Skillet Lickers *, formidable CD de jazz Big Band année 40 revisité par une Billie Holiday du 21 ème siècle et un éternel Duke Ellington , je repense à ce voyage à new York que j’ai fait 20 ans trop tard…
Cette musique qui swingue comme Manhattan, simple dans sa conception mais incroyablement jeune et toujours en mouvement, ne se posant pas de question existentialiste, me rappelant les livres de Buchowsky, “ivrognécrivain“ style mauvais garçon façon Bogart, toujours swinguant entre la dérision, le non respect et la légèreté de l’américain « no future » mais « money maker ».
C’est dommage de l’avoir lu lui, ou Paul Kennedy avant d’avoir visité leur terrain de jeux, voyager dans le métro avec cette population, ce melting pot, ce patchwork new-yorkais de plus de 24 langues différentes, toutes parlées dans la rue, toutes lues dans les journaux, toutes mangées dans les fast food, quel bonheur !!
New York c’est un mille feuille de races, de couleurs, superposées mais pas mélangées, ou tout le monde se respecte et se retrouve unis sous la bannière étoilée, ciment de l’union, ou l’on se parle dans le compartiment, se renseigne, se respecte dans sa différence de costumes et de coutumes. Là où dans les commerces on paie souvent au fond du magasin, là où vous vous servez dans le « salad bar » avant de payer naturellement ce que vous avez pris, où vous introduisez votre monnaie dans le distributeur de journaux et ne prenez qu’un seul exemplaire, mais où le soir vous retournez dans votre quartier résidentiel « WASP» pour les uns, ethnique pour les autres et dans votre ghetto pour les derniers.
Tout le monde se côtoie, sans complexe, richesse et pauvreté se fréquentent, se mêlent dans la rue sans jamais se toucher, ou le luxe est visible, tentant et proche de vous. Ou l’on peut tous les lundis soir aller écouter Woody Allen jouait de sa clarinette dans un grand hôtel new-yorkais… mais attention cette facile accessibilité vous coûtera quand même 75 $ de plus ce soir là. Le rêve américain est à ce prix.

Everybody’s talkin’ ‘bout Miss Thing!

Tuesday, December 13, 2005

Photos de partout et de nulle part




De Paris 1900 à Kalimnos, en passant par le rouge de Ferrari , la porte Maillot et Kavala.
Je regarde la mer....

Sunday, December 11, 2005

La plus belle plage de GRECE




Myrto la plus belle plage de GRECE, située sur l'Ile de Képhalonia, à deux heures de ferry de Patra. A visiter l'été prochain.

Monday, December 05, 2005

colors in NYC nov 2005














Planète USA, la guerre des mondes... (épisode1)

Planète USA, la guerre des mondes …

Retour sur la terre ferme de cette vieille EUROPE, et première constatation :
Nous ne sommes pas de la même planète, du même monde, de la même galaxie.
Nous vivons sur nos traditions, notre histoire, notre passé, là-bas leur histoire c’est chaque nouveau jour qui la font…
En Europe la tradition est présente partout et elle représente les fondations profondes, intemporelles et immuables par lesquelles noud bâtissons notre futur, là–bas pas de fondations, comme leurs maisons en bois, sorte de caravanes jumelles arrimées pour un temps sur un rectangle de pelouse, alignées les unes à côté des autres le long d’une rue de plusieurs kilomètres numérotées de 1 à 100,

Toutes pareilles mais différentes dans le détail. Nous construisons pour durer, il bâtisse pour gagner du temps et de l’argent. Ça y est le mot est lancé, il n’avance que pour ce fameux billet vert. Leur histoire ce n’est qu’une quête financière, une recherche d’un GRAAL matérialiste, basée sur la consommation de masse. Tout est produit, tout est marketing, tout s’achète et tout se vend (et à crédit s’il le faut). Pas de profession libérale, pas de magistrat, il n’existe que des commerçants, de l’épicier jusqu’au médecin et à l’avocat, tous unis pour le profit, avec publicité dans le métro ou « réclame » sur la façade de leur officine. Pas de plaques cuivrées distinguant une charge et énumérant les études faites mais des néons, des enseignes lumineuses, des publicités où l’on vente les résultats attendus bref de la bonne vieille publicité.

S’ajoute à cela la démesure, tout est à l’échelle du pays : le gigantisme.
Tout est grand : d’abord les buildings mais nous sommes à new York…
Immenses les supermarchés alimentaires, les magasins spécialisés (décoration, bricolage mais aussi l’habillement, les arts de la table, les jouets…). En dehors des villes ce sont les centres commerciaux où il faut une voiture pour se rendre entre 2 magasins.
Les restaurants aussi doivent être vastes (fast food surtout) et ou peuvent cohabiter deux ou trois enseignes et si on ne peut pas en mettre un grand, on en met des petits à tous les coins de rue (Starbuck café). Tout est axé pour faire consommer plus : plus de produits, des conditionnements plus importants (2 litres, multi packs), utilisation des ventes complémentaires, implantations par univers, mise en scène des produits pour favoriser les achats d’impulsion (cours de cuisine en magasin d’arts de la table) dégustation de produits à toutes les gondoles, présence importante de produits ethniques… développement des produits d’hygiène, de bien être et de santé ? (Si on peut parler de santé pour ces produits…).

Ah !! l’hygiène de vie parlons en un peu.
Pas mal de personnes victime de surcharge pondérale, mais on lutte activement : hamburgers light, produits 0% fat, informations conséquentes sur les étiquettes des produits, médecins spécialisés… à suivre

50 ans une chance aujourd'hui?

Avoir 50 ans …
C’est une chance aujourd’hui, c’est disposer d’atouts nombreux :
c’est être doté de l’expérience indispensable à toutes nouvelles fonctions et évolutions dans le monde du travail,
c’est être ouvert sur le monde de part les innombrables rencontres et contacts que l’on mène au quotidien,
c’est se retrouver disponible après avoir accompli ses devoirs de parent (seconde jeunesse),
c’est posséder encore toutes les facultés, la curiosité et l’intérêt pour l’acquisition de nouvelles connaissances,
c’est détenir la sagesse et l’objectivité nécessaires à la vision du futur :
……… C’est être prêt à de nouveaux challenges.
Je crois que l’homme est copié sur la nature et que pareil à la terre, à ses révolutions, à ses saisons (n’oublions pas qu’après l’hiver revient le printemps !!) : la vie personnelle et aujourd’hui également la vie professionnelle sont faites de cycles et qu’à 50 ans nous entrons dans une nouvelle révolution.
C’est un avantage du progrès scientifique, médicale et de l’hygiène de Vie en général : de même les plantes, les arbres, la nature en somme toute ,mais aussi comme le phénix, nous pouvons renaître de nos cendres et nous transcender une nouvelle fois.
Le seul problème, c’est qu’il n’y a que vous qui le savez ….. l’Entreprise : Elle, n’a pas évolué, voire pire !
50 ans !! Pour Elle : vous êtes trop vieux… vous gagnez trop… vous coûtez trop …vous donnez trop votre avis… Vous n’êtes plus malléables… alors : au rencart, au clou, à la lourde !!
« quoi ! »… oh !!! excuses-moi ! » il faut dire : « vous n’avez jamais pensé à l’Outplacement !! » (1).
Et le pire est que celui qui vous l’a dit, en sera la prochaine victime !!!
La fameuse expérience que l’on vous demande à 25 ans quand vous cherchez votre premier emploi, et bien ! à 50 ans elle vous pénalise (certains experts disent même 45 ans).
L’Entreprise citoyenne (hum !!!) du 21 ème siècle qui se préoccupe avec justes raisons du travail des enfants, du commerce équitable, de l’environnement… vous envoie aujourd’hui grossir les rangs des demandeurs d’emplois, des préretraités, etc.etc… qui seront pris en charge par la Collectivité, donc par Elle : ces mêmes entreprises qui se plaindront de payer de plus en plus de cotisations sociales, de charges patronales, de taxes diverses….
De même que certains mentaient avant sur leurs diplômes lors de la recherche d’emploi, il vous faut aujourd’hui comme votre mère avant vous, tricher sur votre âge.
Vous aurez beau usé des formules magiques euh !!! des consultants : utiliser « la règle des 3 R » (2), ou tout autre breuvage comportemental :
Le Salarié et son Entreprise c’est un couple, si l’un veut divorcer, il faut juste négocier sa pension alimentaire.
Il y a une limite au système, si vous commencez à travailler à 30/35 ans après vos études, vos stages, vos contrats aidés divers et variés, et qu’à 50 ans vous êtes mis au rebut : qui va payer votre retraite ( N.B. vous pouvez espérer vivre jusqu’à 80 ans) ?
On aura beau allonger l’âge de départ en retraite, le nombre de trimestres nescéssaire : si vous n’avez pas assez d’emplois, vous ne pouvez financer le système de répartition et l’Etat ne pourra pas indéfiniment prendre le relais car : pas de revenus = pas d’impôts. Il vous faudra avoir économisé en 15 ans de quoi vivre 30 ans et plus… A cela ajoutez la pyramide des âges et le vieillissement de la population (8 millions de seniors en 2030).
Il est encore temps d’agir car l’emploi des jeunes c’est important mais il faut dés maintenant se préoccuper de l’emploi des vieux. On ne peut pas allonger indéfiniment le temps de travail et réduire le nombre d’années de travail effectif.
Il nous faut trouver la formule mathématique :

libéralisme/pouvoir d’achat = impôts /compétitivité

Au risque de ne pas chercher à résoudre cette équation, de continuer notre fuite en avant, nous encourrons de grands risques, voire de grands bouleversements : ceux du grand soir tant réclamé par certains : « Seniors de tous les pays unissez-vous (3) ! » Karl Marx (quinquagénaire bien connu).
N’oubliez jamais Politique ,quinquagénaire ou plus, de gauche ou de droite, qui avait vous un travail (4), que c’est cette tranche d’âge qui vous élie, et qu’un jour elle pourrait par manque de vision de son Avenir, aussi descendre dans la rue.

(1) formule DRH bien connue
(2) voir article (24/10/2005) du journal du management Gérard LELARGE : "Conseils aux quinquas qui veulent continuer à exister" Rajeunis, Résolus... mais Réalistes. La "règle des 3 R" pour continuer à exister dans l'entreprise quand on a plus de 50 ans….
(3) « Prolétaires de tous les pays unissez-vous »Ndl Encore un déphasage avec la réalité
économique